J'suis un mec comme tout le monde: j'vis des ambiances trop bad ,quand c'est l'heure du casse pipe ,quand c'est l'heure de la promenade. Je tousse quand je fume et je me confie quand je bois, quand les keufs me questionnent je ne sais dire que " j'sais pas ". Ne me juger pas ,je vole quand j'ai pas sinon à part ça je cherche du taf et je suis pour l'équipe du barça. Je vend de la drogue par nécessité, cambriolage séquestration. Au parquet bien souvent je suis impliqué, quand je dors pas chez les keufs je dors chez ma meuf ou a l' hôtel et j'ai la gaule quand le keuf s'mange un cocktail. Puis le soir dans l'escalier je marche sur des seringues, je fouille les placards à gaz puis je tombe sur des flingues. Les grands m'envoient à la pharmacie pour leur acheter des ripnols. J' ai un casque sur mes oreilles, je révise mes clefs de sol. Avec les potes en bas on a achetés une super cinq, on va souvent manger des crêpes et puis insulter les timpes. Je suis un mec comme tout le monde: j' ai ma fierté mes principes, j' pourrais mourir pour mes gars, j' pourrais pas baisser mon slip, j' dépanne la daronne, j' dépanne le daron, je tourne en compète. Souvent je vends des litrons, toute la journée devant le hall , la nuit devant le hall. J' écris mes textes au quartier ,j' écris mes textes en taule ,j' ai fait les 400 coups ,j' ai des amis partout ,j' ai des ennemis partout. 0ui j' ai un drôle de parcours. Pas question de vivre avec le revenu minimal. Hier à l' hopital on accouchait d'un mini-moi, je veux voir la sécurité sociale, les alloc' familiales et puis la CMU. Quand il me regarde je suis ému, mes parents sont fou de lui, sont un peu dégoûtés car je l' ai eu hors mariage.. Mais bon ils vont accepter. Je suis comme tout le monde moi, j' ai des sentiment, quand mon meilleur ami meurt et bien je pleures à l' enterrement. Tu sais on est pas né sous la même étoile ,arrêtes moi et Le Pen on est pas né sur la même planète. Comme tous mes potes je hais les racistes. J' aimerais gagner au tiercé et me barrer d' ici. Chez moi depuis l' époque des couches ,tu sais on hais les bouches. Le bonheur est tellement loin, que pour le voir je louche. Range ton gun jeune, personne ne peux rien contre moi. Dieux m' a donner la vie, un jour il me la reprendra. J' ai la conscience les mains sales, squatte la mission locale. Tantôt je cherche du taf ,tantôt je tire des tafs. Jeune marocains Casablanca dans mon coeur, crédit lyonnais dans ma tète. Rougis par les inspecteurs, alors je traîne au quartier. Ambitions de caïd et puis quand t'as de l' argent, bah c'est tous les jours la haid quand t'en as pas malheureusement c'est trop souvent le ramadan.. Le pouce en l'air mais la caisse du succès ne voulait pas m'attendre. Au quartier on vis souvent les uns sur les autres, les uns contre les autres, jamais les uns avec les autres. J'me débrouille tout seul, je trouve mon chemin sans boussole. Dans ma cellule je me sans aussi seul que devant ma console. Merci de m'écouter de me porter un peu d'attention parce que jusqu'à présent personne l'a fait. J'ai bien vécu j'ai tout fait, là où les embrouilles se créées, j'm'en bas les couilles, pour moi le soir n'a plus aucun secret. J'ai rien d'extraordinaire, je suis comme ton père ton oncle ou ton frère, j'ai tout fait , je suis tomber je suis sortis ,j'ai taffé j'ai écris. Je suis père je traîne au quartier. Je suis perdu sans repères. Je cherche du taf tout va bien jusqu' à présent.. La seule chose qui cloche c'est que je viens d'avoir 16 ans.
Pcq ce texte retrace sa vie, Tony. Je serai là pour toi, l'oublie pas. Plus jms sans toi.